À VOUS DE VOIR

Collectif d'artistes LAC&S Lavitrine


IN/OUT #10

23 mars - 12 mai 2021

du mardi au jeudi, de 9h à 12h30 et de 13h30 à 17h30
le vendredi de 9h à 12h30
le lundi de 13h30 à 15h30 (réservation scolaires)


Chapelle Atelier Canopé 86

6, rue Sainte Catherine
86000 Poitiers


https://www.reseau-canope.fr/service/a-vous-de-voir.html

 

Collectif d'artistes LAC&S Lavitrine

Jean-Marc Berguel / Kristina Depaulis / Aurélie Gatet / Lidia Lelong / Mathias Leroyer / Dominique Thébault

 

Une exposition du collectif d'artiste de LAC&S Lavitrine sur une proposition de carte blanche du collectif d'artistes ACTE



Dossier de presse

Carton d'invitation

"À vous de voir" est une invitation à entrer au sein de la Chapelle de l’Atelier Canopé 86, dans une exposition qui navigue de manière ironique, ludique, onirique, mentale et exploratoire dans l'espace de la perception. Les œuvres, qui parfois semblent familières, glissent dans une autre dimension et nous amènent peut être à ressentir, choisir, partager ce que nous ne voulions que voir…

À travers la diversité des pratiques artistiques se dessinent des préoccupations communes. La sculpture, l’espace construit , l’installation, une forme de « matériaulogie » et le rapport au corps sont autant d'éléments qui ouvrent un dialogue entre les œuvres, l'espace et le visiteur. Cette exposition est un moment particulier dans le parcours du collectif. Elle incarne un temps d'échanges et de rassemblement qui renforce l'implication et les liens entre ses membres et participe à la dynamique d'une identité.


Jean-Marc Berguel


Corridor II
2020-2021
410 x 256 x 85 cm

Cette œuvre est construite comme un labyrinthe physique et mental qui nous pousse à jouer avec une multitude de grilles de lecture.

Il aborde l'architecture de manière artistique et son habile mélange des genres permet aux visiteurs une nouvelle perspective. En effet, par les volumes qu'il crée et assemble, l'artiste nous fait passer de l'utilitaire à la représentation : ainsi le meuble devient architecture et urbanisme. Jean-Marc Berguel joue de l’ambiguïté du terme "maquette" (comme il le fait par ailleurs, de manière différente, dans son travail, ici dans un rapport forme/contenu, là dans un rapport forme/échelle).


Kristina Depaulis

www.kristina-depaulis.fr


îles solubles 1, 2 et 3
amidon de maïs hydrosoluble

Trois îles en forme de bouée avec un trou pour recevoir le corps.
Déposées en attendant d'être portées et dissoutes.

Intervalle
4 modules mobiles correspondant à la taille d’un corps, suffisamment grand pour être un passage mais pas assez pour permettre un arrêt. La construction d’une circulation inter-module dépend de celui qui organise leur combinaison. La proposition évolue tout au long du temps d’exposition et permet au spectateur d’être partie prenante du jeu proposé.

Dans la lignée de Lygia Clark et de Rosemarie Trockel elle s’intéresse à l’interaction entre le public et les œuvres. Depuis plus de quinze ans elle amène le regardeur à explorer le territoire de l’exposition autrement. Usant « d’objets » réalisés par ses soins elle tente de bousculer les sensations des corps visitant pour leur permettre de mieux voir, de mieux ressentir. La manipulation des pièces permet une forme de désacralisation.[...] Détournant les interdits «ne pas toucher», «ne pas s’assoir», elle joue avec les codes classiques de la visite des lieux [...] et amène le spectateur acceptant l’expérience jusqu’au vertige. Pour y arriver il faut oser l’horizontalité, s’allonger, s’enfermer, s’isoler, sécher… un long travail pour enfin penser. Kristina Depaulis aime nous faire regarder différemment notre quotidien. Elle nous convie à ses jeux en passant par la paresse et le sommeil, le déguisement ou l’interactivité. Elle nous fabrique imperceptiblement des souvenirs et un jour « la vision d’un canapé en skaï blanc [nous] replonge dans le plaisir d’avoir traversé [son] univers (…) »
Lydia Scappini, 2015


Aurélie Gatet /Oly Gatet


La foule
Une trentaine de figurine à l’effigie de l'artiste, en porcelaine de 5,2cm de hauteur.

Maquette d'un univers à colorer
150 x 200 x 40 cm
Matériaux divers, sable, chaux, plâtre, bois, plaque d'isolation, peinture blanche.


Il s'agit d'une maquette, un fragment d'un univers avec des architectures de la taille de châteaux de sable, en construction ou en ruine, recouvert de peinture blanche comme un univers qui
resterait à être colorer.

Scientifique de formation ( éthologie / écologie et muséologie), depuis ses études à l’École Nationale Supérieure d’Art de Limoges, elle développe une recherche artistique autour des questions de l’image, de la singularité, de la présence et de l'origine, en photographie, vidéo et performance. Fascinée par les similitudes et les différences qu’il existe entre deux êtres humains, son univers est nourri de ce qui nous est commun, aussi bien dans le quotidien, que dans la culture. Elle teste des comportements, expérimente le mouvement, et tente d’incarner la modification, afin de donner l’image d’un être en construction. Elle chemine avec humour et dérision, en quête de l’essence des choses, entre arts plastiques et arts vivants.


Lidia Lelong

https://lidialelong.com


DŎUGŎNG
2019
Plaque de mousse p.u, géo-polymère, 52 x 52 x 31 cm chacune / 2 plaques aluminium
imprimé (27x18cm, 20x15cm).


Mes labyrinthes
2021
Mortier teinté, environ 50 x 30 x 6 cm par labyrinthe,
installation à dimension variable.

Lors de ses voyages, elle a collecté un catalogue de formes, souvent empruntées à l’environnement urbain et à l’architecture, lesquelles resurgissent dans ses travaux, transposées dans des matériaux autres que ceux du modèle initial. Dans ce processus de réappropriation, les éléments, modifiés, simplifiés, transplantés, regroupés perdent leur valeur d’usage pour s’adapter à leur nouvel environnement. Ce dépaysement altère leur rapport sensible avec le spectateur qui se trouve autorisé à circuler d’une autre façon autour d’elles, à pénétrer, du regard ou physiquement, des volumes initialement opaques et résistants, à éprouver des changements d’échelle. Lidia Lelong travaille en série, variant les formes, dans un long processus manuel visant à toujours plus simplifier, épurer, distancier, tout en mettant en avant sa posture de créateur et, au-delà de son propre geste, celle du spectateur plongé, à son corps défendant, dans un univers d’incertitudes. Lidia Lelong s’exprime sur sa démarche : « Je cherche à mettre en exergue des phénomènes subtils tel que l’altérité et la présence de l’ailleurs. Une fois les pièces installées dans l’espace, elles font directement écho au lieu de leur forme originale, dévoilant ainsi une partie de leur réalité intrinsèque. »
Louis Doucet


Mathias Leroyer


nouvelle économie
carton collé, empilement de modules de 40 x 26,5 x 5 cm, copie de palettes

Cet empilement s'inspire des entreprises de fabrication de palettes de transport, qui de plus en plus conçoivent des circuits de recyclage pour ces palettes ; un nouvel enjeux à la fois économique et écologique. Ces palettes en modèle réduit sont elles-même fabriquées avec un matériau constitué de bois, entre autre ici des emballages en carton usagés.

mobilier urbain
carton, croquettes pour chien, colle vinylique, 30 x 30 x 30 cm

Fabriqués avec des croquettes pour chien, ces trois sculptures tentent d'imiter des éléments du mobilier urbain conçus à l'origine avec des petits galets. Presque identique par ses formes et ses couleurs, ce décor absurde questionne le spectateur sur la chose vue et la chose perçue.

Mon travail s’inspire des liens complexes entre l’homme et le paysage. Il se nourrit des relations entre l’aménagement du territoire et nos usages. Ces observations m’aident à sentir le pou de notre société. Elles se traduisent par des installations éphémères dans l’espace publique qui sont photographiées ou des sculptures qui reconstituent des fragments de paysage. Dans les deux cas, j’essaie de saisir les murmures d’une époque et j’aborde des thèmes aussi variés que l’espace publique et l’espace privé, la production industrielle et l’accumulation de déchets, les découpages du territoire et les notions de frontière qui les accompagnent, l’aménagement urbain et la place du citoyen…
Dans un environnement où l’homme marque des territoires avec autorité, je propose à l’opposé un univers menacé, trop fragile pour durer, qui s’indigne de ces conquêtes trop autoritaires et de ces ostentations bruyantes pour préférer des bruissements de fond.
Prenant ces sources dans les mouvements artistiques tel que «le process art», «l’Antiform» ou «l'arte povera» des années 70, ce travail englobe différentes pratiques, qui vont du dessin à l’installation, en passant par la photo et la sculpture. Le lien de ces différentes pratiques est la durée. Les sculptures ou installations sont le résultat d’une mise en œuvre lente et minutieuse, qui nous renvoient à la vitesse de nos modes de vie et proposent une autre expérience du temps.


Dominique Thébault


Territoire du luxe
2007-2020
Un ensemble de moulages de boyaux – 40 pièces posées au sol. Sable blanc. Porcelaine blanche émaillée et dorée à l’or.

« Territoire du luxe » est un projet d’installation de moulages de crottes, transformées en objets luxueux posées au sol. Quelques moulages ont été traités à l’or selon la technique du décor céramique. Entre attirance et répulsion, au delà d’une profanation du sacré, « Territoire du luxe » propose d’interroger la complexité des glissements entre Art et luxe.

Le pendule d'Ibiza
Ø 60cm - Boule à facettes miroirs et coquillages suspendue au ras du sol.

Cette boule à facette utilisée dans les soirées festives est ici envahit de coquillages. Les crépidules (crepidula fornicata) sont des coquillages invasifs qui n’ont pas de prédateur. Tel un pendule, la sphère décrit des cercles sur un rythme lancinant, projetant les reflets morcelés de son environnement… de notre environnement.

Ses travaux récents empruntent au monde animal dans un rapport à l’homme. Les processus de mise en œuvres développés autour des transferts, des moulages, des inversions de forme, des renvois d’images, visent à produire des similitudes vraies ou fausses, des analogies singulières, des ambivalences qu’il souhaite réflexives.
Les rapports nature-culture sont des enjeux de son travail. Sur le mode de l’empreinte, du moulage, de la scannérisation, les œuvres produites ces dernières années déclinent un ensemble d’expressions inscrit dans la pratique de plusieurs médiums : objet-sculpture, estampe, installation, image numérique. Cette démarche se veut un propos métaphorique et poétique. Elle est en même temps un exercice de mise en oeuvre formel. Elle procède de transferts, de duplications, de retournements qui par la présentation de figures ou de formes inversées donnent un sens, une valeur à une réalité pourtant présente. Le plein s’installe en lieu et place du vide, le dessous prend figure de dessus. Par l’interrogation de notre point de vue conventionnel elle désigne également notre pensée comme relative. Les actes et process traditionnels se combinent à des objets, des images, pour suggérer une réflexion en creux, un effet miroir où la frontière entre l’homme et l’animal s’estompe et où l’opposition devient plus dérisoire.


L'association LAC&S /lavitrine

Créée en 1983 à l'occasion de l'organisation d'un symposium de sculptures sur l’Île de Vassivière l'association LAC & S (Limousin Art Contemporain et Sculptures) est un collectif d'artistes oeuvrant depuis 2003 au sein de la galerie Lavitrine à Limoges. LAC & S s’engage
dans le champ de l’art à une mise en relation au monde et à l’émergence d’un autre «regard» par sa programmation annuelle qui s'articule autour de six expositions par an.
L'espace de 200 m2 permet d'ouvrir le champ des possibles en terme de présentation d’oeuvres. Outre les expositions au sein de la galerie, elle offre, notamment au travers de sa vitrine ouverte sur la rue, un lien direct avec le passant, le promeneur...

coordonnées

4 rue Raspail
87000 Limoges

https://lavitrine-lacs.org

L’ensemble des activités de l’association Art Contemporain & Sculptures s’articule sur des enjeux de soutien à la présentation, à la production, à la médiation d’œuvres d’artistes engagés dans une démarche de recherche et de création ancrée dans un temps présent.
Consciente de sa situation de lieu d’art contemporain installé en province, elle prend en compte la relation entre l’ici et l’ailleurs, du local au global. Les réseaux d’idées, les géographies, les affinités esthétiques constituent autant d’enjeux de croisements pour une émulation et un soutien à la jeune création. Entre œuvres, artistes et publics, se tissent les activités privilégiées de l’association.

LAC & S mène une politique de soutien à la création contemporaine en renouvelant chaque année son dispositif d'accueil d'artistes et de commissaires indépendants, ainsi que de diffusion de l'art contemporain grâce à ses expositions personnelles ou collectives et ses publications.

Soucieuse de favoriser l’accès du plus grand nombre à l’art contemporain, un médiateur se tient à la disposition des visiteurs pour dialoguer autour des œuvres. Ces visites (gratuites, sans réservation et accessibles à tous) visent à faciliter l’approche des œuvres par une phase d’observation et de questionnements. Par ailleurs, des rencontres (conférences, présentations, visites) organisées entre les publics et les artistes, favorisent les débats et les échanges.

 

Copyright Collectif ACTE © All rights reserved.
Using Format