RASSEMBLER / MORCELER

10 artistes - 5 expositions en duos


#12 : Duo 2

Quid de l’état du monde ? De quoi sommes-nous héritier ?

Fanny Guérineau et Benoit Pierre

Du 6 mai à fin juin 2021

Exposition - Ateliers - Rencontres


sur rendez-vous
du lundi au vendredi de 9h à 16h30



Lycée Pilote Innovant International

Téléport 5
86130 Jaunay-Marigny


 

5 expositions en duo programmées sur l’année 2021

Le collectif Acte - association regroupant 10 artistes plasticiens - s’installe dans le Lycée Pilote Innovant International situé à deux pas du Futuroscope. Pendant 3 années, le collectif, dont les bureaux permanents seront domiciliés dans le lycée, va proposer des expositions, des ateliers d’arts plastiques, des rencontres, et les autres événements que cette nouvelle collaboration est susceptible d’engendrer.

Pour inaugurer cette aventure, une série d’expositions par duo d’artistes débute à la fin du mois de mars. La deuxième de ces expositions qui s'intitule « Quid de l'état du monde ? De quoi sommes-nous héritier? » regroupe  une œuvre immersive de Benoit Pierre et une Collecte- déclamation de Fanny Guerineau. Benoit et Fanny proposent des temps de rencontre et des ateliers de pratique artistique en direction des élèves.


Benoit Pierre


Vit et travaille à Poitiers

http://www.poesition.net/

“Toujours sensible au contexte de ses interventions, Benoit Pierre convoque et télescope les grands mythes qui ont forgé notre héritage culturel. Son art tient de l’enquête : il s’attache à mettre en évidence la fragilité du monde, par la somme d’opérations de lecture, de citations, de détournements et de réminiscences, d’hommages et de traductions formelles.” Eva Prouteau

Inventaire des creux
2018
Dessin mines bleues inactiniques sur papier Velin d’Arches
Dim. 57 x 76,5 cm
Production : Benoit Pierre, Collectif ACTE

Dessin au statut indéfini. A-t-il un sens de présentation ? Est-il fixé pour être présenté au mur ou bien en vitrine ? Est-ce une œuvre ou bien un dessin préparatoire pour une éventuelle tapisserie du National Story Kit ?
Inventaire des creux est un dessin qui rassemble des silhouettes prélevées d’un manuel d’histoire-géographie et d’éducation civique des années quatre-vingt destiné aux enfants de 10 ans. C’est un dessin exécuté avec des mines bleues inactiniques*, celles-là même utilisées par les graphistes et les photomonteurs de l’époque pour construire l’ouvrage.
Ce dessin fait parti du projet National Story Kit entamé en 2015 qui a comme principal objet de jeter un doute sur nos certitudes historiques, bien souvent prescrites, toujours fabriquées depuis notre plus jeune âge sous l’argument d’une nécessité d’adhésion à un “Roman national**”.
Ma mémoire, elle, est comme une forêt tropicale où il est difficile de différencier l’essentiel de l’accessoire, tout alors peut venir se déposer y laisser des empreintes vivantes sans que j’intervienne. Je ne vois pas d’arguments à ce qu’aucune autorité vienne s’interposer.
Benoit Pierre

*à l’époque de la photogravure, la mine bleue est utilisée pour ses propriétés d’effacement au moment du flashage des documents montés qui construisent la page à imprimer.

** L’expression « roman national », popularisée par Pierre Nora, est passée dans le langage courant : elle désigne le récit patriotique, centralisateur, édifié par les historiens du XIXe siècle tout à la louange de la construction de la nation. Le récit national met en avant la grandeur du pays, ses hauts faits et édulcore souvent les pages plus délicates.

Entretien Benoit Pierre

- En 1972 est publié le premier rapport du club de Rome sur les limites de la croissance. Cet événement est un point de départ référence pour toi, tu vas par exemple puiser des images dans les manuels d'histoire de cette période. En 2012, un nouveau rapport est produit et confirme les conclusions de 1972 avec les nouveaux outils technologiques. Quel est l’impact de cette confirmation sur ton travail ? Et plus généralement, quel est l’impact sur ta pratique artistique des données concernant le bouleversement climatique ? 

Clairement, je suis un gosse des trente glorieuses. J’ai grandi dans la croyance que le progrès technique apporterait toujours des réponses à nos problèmes, sans questionner les problèmes de l’intérieur. C’est quoi se déplacer ? C’est quoi se nourrir ? Se loger ? Se soigner ? Que sais-je encore ? Nous avons plongé dans l’abondance des richesses plus ou moins bien acquises. Au-delà de l’héritage compliqué que cela implique, c’est la question des addictions aux objets de consommation qui me saisit particulièrement aujourd’hui et c’est comme cela que je choisis de faire réapparaître la Black car (seule pièce déjà créée en2015) pour l’exposition in situ EPOPEA. Pendant le confinement, alors que je ne regarde plus la télé depuis vingt ans,j’ai eu besoin de regarder le 20h en direct (un des rituels de mon enfance), sans doute pour refaire corps avec un groupe social. Mais je me suis branché sur BFM TV qui me semblait plus à même de me parler du monde contemporain, dans sa violence humaine, médiatique et économique, là où France 2 me semblait une petite lucarne édulcorée. J’ai été stupéfait par cette situation improbable d’une planète à l’arrêt simultanément à un matraquage systématique de promotions de grosses voitures à la fois plus dynamiques et plus sécurisantes que jamais. Pourrons-nous guérir de cette première addiction ? Enfants nous roulions en DS, c’était un peu la classe, on portait beau devant ces voitures mythiques sur les photographies de vacances. Il y a une forme de fantasme d’une époque révolue. La DS c’est aussi le vaisseau de Fantomas. «Je crois que l’automobile est aujourd’hui l’équivalent assez exact des grandes cathédrales gothiques… » nous dit Roland Barthes en introduction dans son chapitre « La nouvelle Citroën » dans Mythologies. N’en sommes-nous pas toujours au même point, avec le romantisme en moins ? Aucune crise ne semble nous faire faire un pas de côté, la vente des SUV s’est banalisée et elle est même en pleine croissance en sortie de déconfinement, notre société est folle.

J’ai l’intime conviction que l’impossibilité de corriger le processus de dégradation planétaire tient essentiellement à notre incapacité à remettre en question nos assises culturelles en les actualisant et en les enrichissant peut-être d’autres pratiques culturelles plus respectueuses de notre monde. Sommes-nous capables de nous extraire du « tout profit » et du court terme ? Un humain plus humble, plus modeste, plus ouvert aussi est-il envisageable ? Pour cela, il faudrait en finir avec l’éloge de la compétition pour permettre aux uns et aux autres de faire un premier pas de côté afin d’envisager une autre façon d’être au monde. C’est un peu ce que je questionne avec la pièce W exposée à Thouars.


- Tu dis t’intéresser à la collapsologie, dans la poursuite du rapport du club de Rome dont l’effondrement de nos sociétés était un des scénario. Dans ta dernière pièce pour la chapelle Jeanne d’Arc, tu penses une installation à partir de cendres moulées où des fissures que tu dessines enclenchent un processus de dégradation lente et d’effondrement progressif. Peux-tu en parler ? 

En plein déconfinement, j’avais imaginé possible une installation assez radicale de moulages renversés de pot de fleur en cendres de chêne. J’y introduisais en effet des fissures volontaires pour y introduire mes découpages de plantes destinées à la décoration des intérieurs. Ces découpages sont issus d’un manuel des années 1970, réédité dans les années 1980. Ils offrent un jeu graphique intéressant si l’on arrive à les présenter recto-verso. Cette installation prévoyait d’investir toute la surface au sol de la chapelle, sous forme de plots espacés d’environ un mètre les uns des autres donnant la sensation d’une vue aérienne sur une trame carrée évoquant la trame urbaine utilisée depuis l’époque antique pour coloniser l’espace naturel. Depuis Banquise, j’explore ces formes fragiles qui exhibent leur vulnérabilité. Pour autant, l’évolution de ces matériaux pauvres et recyclés est imprévisible et la relation entre l’œuvre et le regardeur est tout à fait passionnante : l’œuvre le met en situation de sensibilité et de responsabilité ; elle donne envie d’être touchée, parce que l’on veut en vérifier la texture, la réalité poudreuse, et là, la pièce se met à bouger. C’est l’expérience, hors mot, hors notice, qui raconte l’histoire. Cette installation n’a pas pu être réalisée du fait d’une rigidification des conditions sanitaires et des normes liées à l’accessibilité dans l’espace des personnes à mobilité réduite. Je le regrette et m’inquiète, et c’est peut-être un autre sujet ? Celui d’un processus croissant de mise en place de réglementations diverses et variées que j’observe depuis le drame du Heysel. Je referme là, la parenthèse. Plus largement, j’en profite pour formuler qu’il me semble que si cet invisible à l’œuvre dans ce type de proposition, lié à la lenteur de l’évolution de la matière compactée, est encore accueilli sans difficulté dans les lieux d’art contemporain, ce n’est pas encore le cas pour toutes les propositions qui sortent du cadre des arts dits « visuels ». Mais d’où vient donc cette expression qui a pris le pas sur « les arts plastiques » ? On en est toujours à la domination rétinienne et il reste encore souvent difficile de présenter des œuvres sonores.

Cet entretien est né d'un dialogue artistique entre les artistes du collectif et fait suite à l'exposition "Rassembler" qui présentait les œuvres des 10 artistes du collectif à Lac&S la Vitrine de Limoges.

Interview, présentation : Dominique Robin et Florian de la Salle. Relecture : Héloïse Morel.



Fanny Guérineau


Vit et travaille à Buxerolles.

https://airedebonheur.tumblr.com/

Avec ses actions et son outillage constamment adapté autour d’une question, Fanny Guérineau déclenche des rencontres et des espaces de dialogue sur les places publiques. Elle réalise au fur et à mesure de ses collectes un archivage qui constitue un savoir vivant mis à disposition des habitants de la terre ! Actuellement en dialogue et association avec Gaëlle Sandré (ROVO), elle repense l’ensemble de son dispositif pour le rendre amovible et transportable et poursuit une réflexion quant à l’archivage et à la réalisation d’un projet éditorial évolutif.Simultanément, elle développe une pratique picturale et de correspondance avec Julien Blaine et Joëlle Léandre. À la manière d’un journal trouvant un écho, ou un entrechoc avec le regard d’amis, de poètes..

Aire de bonheur


2013-2021
Podium de déclamation, vêtement, boîtes, fac-similés,           affiche 70 x 100 cm
Dim. variable

"En 2012, Fanny Guérineau découvre par hasard un tissu de couleur rouge fluo (Pantone n°811 U). Elle vient de trouver le moyen d’enclencher une situation de rencontre autour d’une question.
Ainsi « C’est quoi le vivant pour vous ? » s’inscrit dans la continuité des précédentes notions ou mots questionnés : bonheur, culture, douceur, réussite, femme, homme, égalité, rêve, paysage.
Cette question n’est évidemment pas innocente. L’artiste évite le trivial car sous couvert de nous interroger sur un sujet universel – le paysage ou le vivant –, elle nous pousse à l’investissement personnel, elle engage notre Moi. La rencontre n’est alors jamais fortuite car en entrant en contact, elle déclenche un mécanisme d’ouverture vers l’intime. Une fois la question posée, seule une réponse très personnelle s’impose, reflet d’une rencontre dans un lieu et un moment donné.” (Anthony Lenoir, Biennale de l’Architecture disparue, 2020)
Lors du vernissage de l’exposition, les réponses collectées ont été déclamé. Un archivage est constitué au fur et à mesure des collectes avec la réalisation de fac-similés, qui matérialise la fugacité de rencontres et constitue une mémoire et documentation à partager.

Entretien Fanny Guérineau

- Sur quoi travailles-tu aujourd'hui ? Quels sont les prochains événements ?

Depuis le mois de mars, j'ai entamé un dialogue – une résidence In-Out grâce à une proposition de Marie Sirgue, soutenue (et financée) par le collectif ACTE, avec Gaëlle Sandré (du binôme de graphistes ROVO, Toulouse). On décortique, définie le dispositif de l'aire de bonheur, jusqu'à questionner cet intitulé, qui trouve son origine dans mon premier cycle d'actions de collectes et déclamations à Melle en 2013 (biennale de Melle « Être au monde et le savoir ensemble »). Nous réfléchissons à comment améliorer le mobilier – qui accompagne mes performances, en le rendant plus facilement transportable, adaptable aux positions de mon corps lors du collectage des paroles(assise, et statique versus debout et en mouvement). Nous avons engagé un échange avec le binôme d’artistes Ummagumma (Bayonne),qui réunit les artistes Benjamin Artola et Quentin Delion, qui vont réaliser ce nouvel outillage.

En parallèle, nous avons travaillé aux moyens de rendre visible le matériel récolté lors des performances. Un premier opuscule c’est quoi pour vous ? a été publié et distribué lors des dernières collectes et déclamations; une édition évolutive (compilation organisée comme un lexique de l’ensemble des micro-éditions) est également en cours de réalisation. Cet objet formera une bibliothèque.


En août, j’ai passé une semaine à Aix-Les-Bains où j’ai été invitée dans la première biennale de l’Architecture disparue de Solarium Tournant. J'y ai posé deux questions ensemble et séparément : «C'est quoi un Paysage, pour vous ? » et « C'est quoi le Vivant, pour vous ? ». Je me suis rendu compte que l'impact des questions posées l’une après l’autre ou séparément ne produisait pas la même réflexion. La question du « vivant » a donc agrémenté une liste de questions/notions qui se constitue avec le temps, au fur et à mesure de mes collectes : Bonheur, Culture, Femme, Homme, Égalité, Douceur, Rêve, Réussite, Paysage, Vivant.... Le choix de ces notions-questions est guidé par mon intention de soulever des sujets qui me semblent importants pour améliorer le fonctionnement de notre société ainsi. Elles ont donc une fonction politique.

Dans cette perspective, je souhaiterais interroger les gens sur leur définition du mot «politique » tout en accompagnant cette réflexion d'autres questionnements : quel est mon regard sur l'autre ? Qu'est ce que l'altérité ? Qu’est-ce que l’hospitalité ? Bien sûr, mes indignations sont le reflet de réalités qui concernent le monde que nous partageons en tant qu'être humain (la non-reconnaissance du crime d’écocide, le rejet des migrants, le racisme, la méconnaissance de l’« autre » et de son histoire...) mais la difficulté est d'aborder avec les personnes que j’interpelle mes préoccupations politiques sans pour autant glisser vers une manipulation moralisatrice. Il s'agit, alors avant tout, de parvenir à poser des questions dans lesquelles chacun puisse reconnaître ses propres inquiétudes, émerveillements ou révoltes. En ouvrant des espaces de paroles dans l’espace public, je m’expose moi-même aux réflexions que j’engage, mes questions m'étant retournées par les personnes questionnées. Ce dialogue stimulant rebondit vers d'autres préoccupations et des nouvelles questions viennent naturellement. Par exemple, en temps de COVID, il me semblerait urgent d'interroger la notion de liberté. J'envisage aussi d'aborder les problématiques de l'éducation : quid du système de domination à l'école ? Qui apprend à qui ?

La mise en correspondance des notions abordées par mes actions se produit au fur et à mesure de mes interventions, elle a lieu également en amont des actions lorsque je cherche la question la plus juste, et pour cela je sollicite mon entourage, je cible des lectures, j'écoute des poètes, des musiciens, des juristes, des philosophes. C'est dans ce dialogue, dans la mise en correspondance de ces regards et de ces expériences que je formule et fais le choix d'une question.

- Cette correspondance dont tu parles prend aussi la forme d'un dialogue avec d'autres artistes. Quelle place tiennent ces échanges dans ton travail ?

Il y a un désir de construire un lien et un dialogue, une complicité avec ces artistes.Je ne suis ni sur Facebook, ni sur Instagram, ni aucun réseau web,les correspondances dessinées sont ma façon de faire réseau, soit de m’entourer des artistes qui me stimulent, que j’admire, qui me nourrissent.

Les correspondances quotidiennes avec Joëlle Léandre et Julien Blaine* entrent dans cette dynamique. Je vais à la rencontre de leurs regards d’artistes-poètes, musiciens, de leurs expériences de vie. Les dessins quotidiens envoyés me permettent d'éviter le stade d'enfermement ad vitam æternam dans le carnet, et de prendre vie,directement au contact de l'autre. J’ai entamé ma correspondance avec Julien Blaine le 5 mars 2017 et celle avec Joëlle Léandre le16 avril 2018.

Julien Blaine contribue à l’élaboration de ce journal intime livré spontanément et quotidiennement (avec des interruptions) en répondant à chacun de mes envois. Certaines de ses réponses s’intègrent au journal. Les dessins sont des états du moment mis en couleurs et en lignes, des réactions à des événements politiques (qui concernent l’organisation des sociétés), des improvisations, des errances,des exercices de motricité (j’alterne souvent main droite et main gauche dans l’usage de mon seul outil : une souris d’ordinateur). En ce moment, j’ai réengagé un travail de peintures grands-formats (à l’échelle de mon corps), inspirés des dernières découvertes de sarcophages en Égypte. Mon travail de peinture en atelier influe donc sur les dessins quotidiens, du soir,envoyés à Julien et Joëlle, et vice et versa.

Parallèlement à la réalisation d’une maquette d’édition, j’ai récemment testé le transfert du format A4 (format des dessins Photoshop envoyés quotidiennement) en format affiche. Je souhaite développer ce travail en parallèle avec la réalisation d'une édition. Le format affiche fait lien avec la rue, avec un geste spontané, immédiat, graffiti. J’envisage d’ailleurs une deuxième intervention sur certaines ou toutes les images imprimées.

Dans un troisième temps, je souhaiterais organiser un événement autour de ces affiches extraites des ordinateurs et d’une sphère intime, à partir desquelles Joëlle et Julien seront invités à faire une action. Peut-être que cette action, improvisée ou d’après une partition,sera élaborée à partir de l’édition (compilation de l’ensemble des dessins et interventions de Julien et Joëlle).

- Et pour l'avenir ?

Tout s'articule ici : entre cette mobilisation de mon outillage-question et une pensée du corps qui se libère dans l'acte de peinture. Le dessin m'aide à penser.La peinture m'aide à digérer, expulser, vibrer, crier. Comment dialogue-t-elle avec la performance, comment trouve-t-elle sa place dans la société ? Que ce soit dans la peinture ou la performance, il n'y a finalement pas de démarcation dans le fonctionnement ou la démarche.

Je souhaite continuer à développer mon travail de performance, de peinture simultanément ou par alternance. Je souhaite exposer mon travail de peinture, comme mes outils et archives issus des performances dans le cadre d’invitations en résidences, expositions. C’est aussi pour cette raison que je fais partie du collectif d’artistes ACTE, c’est pour favoriser cet écosystème nécessaire à la survivance et à l’épanouissement des artistes.

Cet entretien est né d'un dialogue artistique entre les artistes du collectif et fait suite à l'exposition "Rassembler" qui présentait les œuvres des 10 artistes du collectif à Lac&S la Vitrine de Limoges.

Interview, présentation : Dominique Robin et Florian de la Salle. Relecture : Héloïse Morel.


Les autres expositions auront lieu tout au long de l’année 2021.
Un catalogue récapitulatif sera publié début de 2022.

Duos à venir

Duo 3 : Des assemblages qui renvoient à une géographie personnelle.
Guillaume Abdi - Nadia Sabourin
printemps-été 2021

Duo 4 : Protocoles et expériences sous l’influence de procédés scientifiques.
Florian de la Salle - Aurélie Mourier
automne 2021


Duo 5 : Un atelier sur l’extérieur, un atelier sur une ligne de crête.
Marie Sirgue - David Falco
automne-hiver 2021

Duos Passés

Duo 1 : Comment faire corps avec le paysage?

Dominique Robin - Julie Monnet

du 23 mars au 2 avril



Lycée Pilote innovant international

Présentation

LP2I
Téléport 5
86 130 Jaunay-Marigny
05 49 62 05 75

https://www.lp2i-poitiers.fr

Le Lycée Pilote Innovant International (LP2I) est un lycée public sorti du sol en 1987 sur le site du Futuroscope, à Jaunay-Marigny, près de Poitiers.

Plus de trente ans après, son architecture, qui fait écho au parc d’attraction qu’il côtoie et à sa géode, reste futuriste (en forme de delta, avec un toit coulissant). La cour intérieure, imaginée selon un modèle panoptique, ainsi que les espaces verts qui entourent le lycée, en font un lieu qui surprend toujours, et où les espaces, propices à l’accueil d’œuvres plastiques, peuvent vivre et être détournés.

Les spécificités du lycée vont cependant bien au-delà de son architecture. Résolument ancrée dans l’innovation pédagogique, l’histoire du lycée s’est modelée, et continue de s’imaginer, autour de
la volonté de penser l’élève au centre de l’éducation et des apprentissages : comment se construire, en tant qu’élève, comme un individu, un futur citoyen, responsable et autonome ?

Ainsi, c’est autour de mots tels que : suivi, accompagnement, projets, activités de groupes, espaces, ouverture sur l’international, numérique… que le lycée évolue constamment, essayant d’absorber la société mouvante qui est la nôtre pour la donner à comprendre aux élèves, et leur permettre de la maîtriser.

Cette vision ne saurait se construire sans une implication importante vis-à-vis de la culture sous toutes ses formes. En réaffirmant un engagement fort par le partenariat sur trois ans avec le collectif ACTE, le Lp2i se situe ainsi dans la perspective de faire intervenir l’art dans ses murs, et de permettre aux élèves de dialoguer avec les œuvres au quotidien.

Ce partenariat avec ACTE poursuit un mouvement depuis initié de longue date : une Galerie d’établissement accueille tout au long de l’année des expositions (en partenariat avec différentes structures culturelles : le FRAC Nouvelle - Aquitaine, Document d’artiste Nouvelle Aquitaine, le Confort Moderne....)

 

Copyright Collectif ACTE © All rights reserved.
Using Format